Casque d’Or et Les jardins de Belleville

Le festival de Cannes débute. C’est l’occasion de découvrir ou de redécouvrir  les lieux du quartier au travers des yeux de cinéastes qui les ont appréciés et immortalisés dans leurs films.  

Pour ce premier voyage, nous vous proposons de plonger dans les années folles, à l’époque où Belleville était sillonnée de truands à la petite semaine, de loulous proxénètes et de jeunes filles poussées vers la prostitution par la misère ambiante et l’envie d’émancipation. 

1952, revue des artistes.

1952 c’est d’abord une année avec de vraies petites pépites artistiques.

Le 21 janvier Sydney Bechet enregistre à Paris « Petite fleur ». Le 6 mars Patachou lance la carrière de Georges Brassens. Et en avril le fantaisiste Thierry Le Luron,  l’acteur de cinéma et réalisateur Michel Blanc voient le jour ; en Mai nait Renaud Séchant dit Renaud artiste bien connu pour ses chansons de loubard sympathique et son antimilitarisme. 

A l’écran sort « casque d’or’,  une histoire d’amour impossible librement inspirée de la vie de Amélie Elie, une  prostituée du quartier de Belleville, objet de convoitise de 2 bandes rivales décidées à s’octroyer les bénéfices de ses charmes tarifés. 


 Réalisé à l’écran par par Jacques Becker assisté de Marcel Camus, Michel Clément et Alain Jessua, ce film tourné en décor naturel dans les jardins du vieux Belleville relate l’histoire d’amour impossible de Marie dite « casque d’or » jouée par Simone Signoret  et Georges dit « Jo »Manda interprété par Serge Reggiani.

1952 Casque d’or de Jacques Becker

 

La vraie « casque d’or »,  Amélie Elie, une enfant des rues de Belleville  a véritablement existé, prostituée avant 15 ans. 

 
Le point le plus haut de Paris :